L'art de lire au grand air 

Entre pépites littéraires et nouveaux souffles

À vrai dire, depuis mon retour de France, c'est un peu le calme plat. Mon esprit voyage encore là-bas, et j'avoue avoir un peu de mal à me remettre en mode "écriture". Pourtant, je n'ai pas chômé ! Entre deux vols, j'ai dévoré le roman de Stéphanie Giordano, Si le temps m'était compté. J'ai aussi écouté de la musique, pris la plume pour écrire de nouvelles histoires inspirées par l'amour et les relations, et j'ai même repris mes crayons. Ma valise est d'ailleurs revenue chargée de pépites introuvables ici, aux États-Unis, sans compter ma liseuse qui déborde. Ce n'est vraiment pas le choix qui manque pour s'évader.

Le défi de la lecture en plein air 

Mais pour savourer ces lectures, encore faut-il trouver le bon décor. C’est là que le voyage se prolonge dehors, à profiter des dernières douceurs avant l'automne. J'ai d'ailleurs testé quelques escapades... et si le sable de la plage et moi ça fait deux, je préfère largement avoir les pieds dans l'eau fraîche d'une rivière, bercée par le chant des oiseaux.

D'ailleurs, est-ce vraiment facile d'être en plein air pour lire ? Entre le vent qui taquine les pages, la luminosité changeante et les petits bruits de la nature, s'installer dehors demande un tout petit peu d'adaptation. Mais c'est précisément ce cadre vivant qui stimule l'imaginaire et nous pousse à nous tourner vers l'essentiel..

Retrouver sa propre histoire 

Car ce goût du grand air et du voyage physique se prolonge naturellement, d'une page à l'autre, vers un voyage plus intime : celui que l'on fait vers soi-même. C'est exactement ce fil conducteur de la découverte et de l'émancipation que j'ai voulu tisser à travers mes propres mots, notamment dans ma nouvelle Le souffle de l'aurore, publiée dans le magnifique projet collectif Le jour où elles se sont choisies aux éditions Mindset :

« Parfois, le plus grand voyage est celui que l'on fait vers soi-même. À travers mon récit, j'ai voulu capturer cet instant précis où l'on décide de s'écouter, de s'honorer et de reprendre les rênes de sa propre vie. Bien plus qu'un livre, c'est un hymne à l'émancipation. »

Ces vingt-neuf témoignages réunis dans l'ouvrage résonneront-ils en vous, tout comme ils l'ont fait en moi... ? De quoi glisser ce recueil tout trouvé sur votre table de chevet pour accompagner vos lectures de septembre.

À moins que votre rituel ne se conjugue autrement : plutôt grand air et nature, ou cocon douillet sur le canapé sous un plaid ? Pourquoi hésiter, me direz-vous ?

Allez, c'est décidé, je file m'installer dehors... 😉

Sonia Kermen

Écrivaine bretonne installée aux États-Unis depuis 17 ans, Sonia Kermen est également philanthrope, poète et auteure de livres bilingues pour enfants, d'un roman à suspense et d'une autobiographie. Passionnée par le pardon et la résilience, elle s'inspire de ses propres expériences de vie pour inspirer les autres. Son cheminement personnel, des études de psychologie à une carrière d'enseignante, a profondément influencé son approche de l'écriture. Passionnée par la photographie, la cuisine, la randonnée et la lecture, Sonia trouve son inspiration dans les mille et un détails de la vie. Ses écrits, tissés d'expériences personnelles, offrent aux lecteurs des récits riches en émotions et en authenticité. Sonia vit actuellement à Boone, en Caroline du Nord, avec son mari, ses enfants et son chien.

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