Libres dans leur tête de Stéphanie Castillo-Soler

« Pour l’absente, “Maman”, comme j’aimerais te dire souvent ce mot. L’ai-je prononcé ailleurs que dans mes rêves ? Ton image disparaît lorsque la nuit s'achève. Tu as claqué la porte, je n'étais qu’un marmot. »

Ces mots résonnent encore en moi... Je viens de refermer "Libres dans leur tête", publié aux éditions Librinova, et je suis encore sous le choc de la finesse de ce récit. Dans un monde souvent perçu comme brutal et sans issue, Stéphanie Castillo-Soler a réussi le pari d'apporter un apaisement par les mots.

Une plongée documentée au cœur de l'humain

Dès les premières pages, on ne peut qu'applaudir le travail acharné de l’autrice. On sent derrière chaque ligne une documentation organisée et des recherches approfondies sur le milieu carcéral.

Le récit nous présente Romain, un "héros déchu" qui entre en prison après un drame irréparable. Dans l'exiguïté d'une cellule, il rencontre Laurent. Tout semble opposer ces deux hommes, et pourtant, au fil des 159 pages, une amitié bouleversante et transparente se tisse entre eux.

Quand l'ombre de la prison laisse filtrer la lumière

Stéphanie m’a transportée dans un univers où je n’imaginais pas découvrir autant de richesse intérieure. On associe souvent les murs des prisons à la dureté, au danger, à la noirceur ou à la vulgarité. Mais ici, j'ai découvert une émotion qui m’a littéralement embarquée.

C’est un récit de :

  • Solidarité : Là où l'on attend la violence, on trouve l'entraide.

  • Amitié : Une pudeur et une sincérité entre deux êtres que la vie a brisés.

  • Avenir : L'idée que, même enfermé, l'esprit peut rester libre.

Un mélange d'épices pour la paix

Comme je le dis souvent : quand on veut, on peut ! Si l’on mixe les bons ingrédients — une touche d’écoute, une dose de cœur et une plume délicate — on obtient ce que j'appellerais une "recette de paix". C’est exactement ce sentiment qui m'a habitée en refermant ce livre.

Le résumé (Quatrième de couverture) :

Romain arrive en prison. Les choses n'auraient jamais dû en arriver là, mais une vieille femme est morte... et il doit payer. Il va partager sa cellule avec Laurent, inculpé pour l'homicide d'un dealer. En apprenant à se connaître, ils découvrent ensemble les codes de cet univers hostile. C'est dans ce huis clos qu'ils vont réussir à nouer des liens d'amour et d'amitié. Réflexion sur la culpabilité et le sens de la vie, ce livre est un récit d'apprentissage édifiant.

Et vous ?

Ce livre a-t-il déjà croisé votre chemin ? Est-il sur votre liste de lecture pour les soirées d'hiver ?

Dites-moi en commentaire si ce genre de récit humaniste vous attire !

Sonia Kermen

Écrivaine bretonne installée aux États-Unis depuis 17 ans, Sonia Kermen est également philanthrope, poète et auteure de livres bilingues pour enfants, d'un roman à suspense et d'une autobiographie. Passionnée par le pardon et la résilience, elle s'inspire de ses propres expériences de vie pour inspirer les autres. Son cheminement personnel, des études de psychologie à une carrière d'enseignante, a profondément influencé son approche de l'écriture. Passionnée par la photographie, la cuisine, la randonnée et la lecture, Sonia trouve son inspiration dans les mille et un détails de la vie. Ses écrits, tissés d'expériences personnelles, offrent aux lecteurs des récits riches en émotions et en authenticité. Sonia vit actuellement à Boone, en Caroline du Nord, avec son mari, ses enfants et son chien.

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