Les fils qui nous relient d'Emmanuel Cortez

[Chronique] Les fils qui nous relient : Quand la plume devient un pont vers l'espoir :

Il est des livres qui ne se contentent pas de raconter une histoire, mais qui vous habitent longtemps après avoir tourné la dernière page. "Les fils qui nous relient", d'Emmanuel Cortez, est de ceux-là. Plus qu'un roman, c’est un voyage au cœur de l'âme humaine, une immersion délicate dans les cicatrices du Rwanda, là où la douleur la plus vive côtoie la résilience la plus lumineuse.

Le cri du cœur d'une survivante

Au centre de ce récit, nous rencontrons Marie-Ange. Sa vie, comme celle de milliers de Rwandais, a été brisée par le fracas du génocide. À travers son regard, Emmanuel Cortez nous livre un témoignage poignant. On y découvre une existence semée d'embûches et de deuils, mais surtout une force intérieure qui force l'admiration.

Le génocide n'est pas ici traité comme une simple toile de fond historique ; il est le catalyseur d'une reconstruction nécessaire. Ce qui m'a profondément touché, c'est la délicatesse de l'auteur. Emmanuel Cortez choisit ses mots avec une pudeur rare, nous confiant l'horreur sans jamais tomber dans le voyeurisme, privilégiant toujours la dignité de ses personnages.

Une plume sensible entre réalité et fiction

Le roman oscille avec justesse entre le témoignage et la fiction. S'inspirant de faits réels, l'auteur s'octroie une liberté narrative qui donne au récit une puissance évocatrice incroyable. On ressent chaque émotion, chaque doute et chaque petite victoire de Marie-Ange.

Les thèmes abordés sont universels :

  • La perte et le deuil face à l'indicible.

  • Le pardon, ce chemin si difficile mais libérateur.

  • La solidarité, ce fil invisible qui nous unit les uns aux autres.

"L'écriture d'Emmanuel Cortez est une ode à la vie. Il nous prouve que, même sur une terre meurtrie, l'espoir peut refleurir pourvu qu'on y apporte un peu d'humanité."

Un livre, un sourire : L'engagement solidaire

Ce qui rend la lecture de ce roman encore plus vibrante, c'est le projet de vie qui l'entoure. En refermant ce livre, votre action ne s'arrête pas là.

"Les fils qui nous relient" est né d'une amitié et d'une cause noble. Emmanuel Cortez a rejoint l'aventure de Valentin Sauvourel, fondateur de l'association Les 1000 Collines. Né au Rwanda et adopté en France, Valentin a fait de l'éducation son cheval de bataille.

Pourquoi votre lecture est un acte de solidarité :

  • 100% des bénéfices sont reversés à l'association.

  • Éducation : Les fonds servent directement à la rénovation d'écoles au Rwanda.

  • Impact concret : Après un premier succès en 2019, l'objectif est de lancer un nouveau cycle de rénovations dès 2025.

En achetant ce livre, vous ne faites pas qu'enrichir votre bibliothèque ; vous posez une pierre à l'édifice d'une école, vous offrez un avenir à un enfant. C'est une dimension humanitaire rare qui transforme l'objet littéraire en un véritable vecteur de changement.

Mon verdict

J'ai été bouleversé par cette lecture. C’est une magnifique leçon d’humanité. La plume d'Emmanuel Cortez est un cadeau, et son engagement un exemple. Je ne peux que vous encourager à tirer sur ce fil, à découvrir l'histoire de Marie-Ange et à participer, à votre échelle, à cette reconstruction.

Bravo Emmanuel, et merci pour ce moment de vérité.


Quatrième de couverture : " Les fils qui nous relient " aborde le thème passionnant de " l'inné et de l'acquis ", de notre capital génétique face à nos apprentissages en tous genres, familiaux, scolaires, amicaux... Ce sujet majeur permet d'en approcher beaucoup d'autres, tels que la bienveillance, l'intelligence, l'homosexualité et de les observer à travers son prisme.

Le récit commence avec deux personnages que tout oppose mais qui vont s'unir pour donner la vie : une jeune paysanne rwandaise et un officier français aristocratique. De leur brève passion naîtra un enfant métissé, élevé au Rwanda par une jeune mère tutsi célibataire ayant survécu au génocide.
" J'ai voulu écrire un roman contemporain en utilisant un style simple et rythmé. Les chapitres sont courts pour que le lecteur reste en alerte et qu'il désire ardemment savoir ce que lui réserve la scène suivante. Mon héroïne Marie-Ange est une femme forte qui aura le courage de faire face à l'adversité ". Emmanuel Cortez

Sonia Kermen

Écrivaine bretonne installée aux États-Unis depuis 17 ans, Sonia Kermen est également philanthrope, poète et auteure de livres bilingues pour enfants, d'un roman à suspense et d'une autobiographie. Passionnée par le pardon et la résilience, elle s'inspire de ses propres expériences de vie pour inspirer les autres. Son cheminement personnel, des études de psychologie à une carrière d'enseignante, a profondément influencé son approche de l'écriture. Passionnée par la photographie, la cuisine, la randonnée et la lecture, Sonia trouve son inspiration dans les mille et un détails de la vie. Ses écrits, tissés d'expériences personnelles, offrent aux lecteurs des récits riches en émotions et en authenticité. Sonia vit actuellement à Boone, en Caroline du Nord, avec son mari, ses enfants et son chien.

Previous
Previous

Coup de cœur littéraire : "Le Grand Batre" de Frédérique Hébrard, une fresque provençale inoubliable

Next
Next

Tu aurais pu vivre encore un peu de Elsa Blondeau