Chronique Littéraire : Les croque-monsieur du dimanche soir de Apolline Deville
L'essentiel : Dans son ouvrage, Apolline Deville nous plonge au cœur d’une tradition familiale à la fois simple et universelle. Le titre, évocateur d’une fin de semaine mélancolique, sert de porte d'entrée à une réflexion plus profonde sur les liens intergénérationnels et le réconfort des habitudes.
Le goût de la transmission
Le roman ne se contente pas de raconter des souvenirs de cuisine ; il explore comment un geste aussi banal que de beurrer une tranche de pain peut devenir un ancrage émotionnel.
Le Dimanche soir : Ce moment charnière, souvent teinté de l'angoisse de la rentrée ou du lundi, est ici transformé en une bulle de chaleur.
La Recette comme prétexte : Les ingrédients (le pain, le fromage, le jambon) deviennent les métaphores des membres de la famille : différents, mais fusionnant pour créer un tout cohérent et réconfortant.
Pourquoi on aime
Ce qui marque à la lecture, c'est cette plume authentique et sensorielle. On sent l'odeur du fromage grillé, mais on ressent surtout la tendresse des échanges. L'auteure réussit le pari de transformer le quotidien en poésie, rappelant que le bonheur réside souvent dans la répétition de ces petits riens.
"C'est un livre qui se lit comme on déguste un plat d'enfance : avec un mélange de gourmandise et de nostalgie."
En résumé :
Un roman "feel-good" qui fait du bien à l'âme. C’est une lecture idéale pour un après-midi pluvieux, à savourer avec, pourquoi pas, un vrai croque-monsieur à portée de main.